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  • : Regarder, ce n'est pas seulement voir. Contempler, ce n'est pas seulement regarder. C'est quand l'œil et l'esprit s'unissent pour voir le paysage derrière la montagne, la fleur dans le bourgeon, l'infini dans un grain de sable...
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 09:13

image.php.jpg Depuis quelques anées déja, il est souvan question de réformer l’ortografe. J’ai u l’ocasion de voir les projés les plus démants, qui, sans ne tenir ocun conte de l’étimologie ou de la structure linguistique, proposent de remplacer sistématiquemant les « c » ou les « qu » par des « k » et les « oi » par des « wa », transformant insi la langue en un espèce de sabir germanique sans queue ni tète. On écrirait donc « krwar » pour « croire » ou encore « kaktus », « krokus », etc., fesant de l’ortografe de notre béle langue fransèse une nouvèle forme de suisse-alemand.

(Vous pouvez trouver certènes de ces réformes alucinantes, et se prenant par ayeur très au sérieus ici : http://www.ortograf.net/ - qui n’est pas la pire – et ici : http://sites.google.com/site/ortofasil/ qui a a mon sens le premier pri de la bétise. Il y en a d’otres, on y trouve de tout).

 

Pourtant, il fot se randre à l’évidance, la nécessité d’une réforme de l’ortografe fransèse se fèt de plus en plus santir : le fransè écrit comance a resambler de plus en plus a une langue morte – dans le sens ou il se crée une diglossie entre l’oral et l’écrit, la langue orale ne resanblant plus guère a la langue écrite. Par exanple, on écrit « Ne viens-tu pas avec nous pour voir le match », alor qu’on a pluto tandance à dire (encor que cela puisse varier selon les régions) « Tu viens avec, voir le match ? ». La diglossie existe parce que la première frase est considérée come gramaticalemant corecte alor que la segonde est considérée come fausse, quan bien meme elle est la seule utilisée a l’oral malgré tout...

 

Comant réformer l’ortografe intelijamant, alor ?

 

C’est une question difisile. Et ausi bete que sa puisse parètre, j’ai essaié d’an doner une piste, de fason un peu provocante et umoristique dans ces modestes lignes, prouvant que le langaje académique ne serait guère entravé par une tèle réforme ortografique, le tout écrit d’une fason qui, si èle était comunémant acseptée, ne me choquerait pas particulièremant.

 

 

Comme on dirait dans notre langue du seizième siècle :

 

Il faut rendre la langue plus conforme à l’oral, tout en tenant compte des éléments linguistiques qui composent le français ; les réformes proposées à ce niveau-là prouvent sans conteste l’ignorance (volontaire ?) de leurs instigateurs en matière de linguistique. Malheureusement, pour lancer ce genre de projet, un doctorat en linguistique française me semble une condition absolument minimale. Plusieurs multi-doctorants et professeurs me semblent un bon début de base de travail.

Dans cette même ligne, il faut également que le français n’entre pas en rupture avec son propre passé : on doit pouvoir y transcrire sans rien leur enlever tous les textes en français modernes ; c’est pourquoi il faut conserver toutes les lettres muettes utiles à la liaison (puisqu’elles font partie intrinsèque du mot, mêmes lorsqu’elles ne sont pas prononcées), les « h » aspirés, les lettres muettes qui indiquent, au masculin, la terminaison du féminin, etc... Il faut également tenir compte qu’une langue ce n’est pas que de la prose : il est donc nécessaire, aussi souvent que possible, de conserver la presque intégralité des « e » muets (qui servent également a indiquer le féminin des adjectifs, etc.), fondamentaux aux règles de versification traditionnelles.

Aucune langue ne fonctionne sans aucune règle. Le fait que « c » se prononce « s » devant des « i » et des « e » et « k » devant les autres lettres ne devrait pas poser de problèmes même aux mauvais élèves sortis de primaire.

5)  Vous aurez remarqué que dans ma maladroite tentative d’orthographe alternative (en gras ci-dessus), environ un quart des mots se retrouve modifié ; la plupart, par ailleurs, selon ce qui semble être des règles systématiques (disparition de la plupart des doubles consonnes, le son « an » toujours écrit « an » plutôt que « en » « an » « em » « am » « aon », etc.), ce qui ne représente donc pas une réforme beaucoup plus importante que la réforme des caractères chinois entreprises par la RPC en 1964, et a été acceptée au point que les manuels de chinois disponibles en Occident ne présentent plus que très rarement les caractères non-simplifiés (au grand regret des amateurs de caractères chinois tels que moi-même). Rassurez-vous toutefois, je n'ai pas établi de règles et n'ai pas la prltention de proposer un projet, je me suis juste amusé à écrire d'instinct quelques lignes dans une orthographe imaginaire pour voir ce que ça pourrait donner...

 

Bref, je pense qu’on finira par reparler de cette question : l’orthographe devient une catastrophe gigantesque dans le monde francophone. Et, comme de plus en plus de gens, je suis persuadé que cela n’a rien à voir avec l’école ou le métissage ethnique. Cela tient du fait que depuis le quinzième siècle, on s’accroche à une langue de cour baroque et pleine de lettres parasites qui, aujourd’hui, ne fait plus illusion aux jeunes qui parlent pourtant « le français » : la langue dans laquelle ils doivent écrire, et bien ce n’est clairement pas celle qu’ils parlent !

 

Et donc, vive le français, mais surtout, vive le fransè an tan que langue vivante !

Par Rémora - Publié dans : Un oeil glauque sur le monde
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 10:50

image.php.jpgIl est souvent de bon ton, en particulier dans les milieux alternatifs, de critiquer « les Etats-Unis ». Ils sont dressés en symbole « du mal » et, pour les représenter, on réduit les USA à « Coca-Cola », « Macdonald’s », le « capitalisme » et « la guerre d’Iraq ». C’est pourtant un discours par lequel tous les Européens, même et surtout les plus alternatifs, devraient se sentir personnellement insultés.

 

En effet, que sont les Etats-Unis ? La plupart des gens qui les critiquent n’y sont jamais allés, et parfois même ne connaissent pas un seul citoyen américain. Ils ne savent pas ce qui se passe pour les bonnes gens aux USA et à quoi ressemble la politique ou la culture américaine en-dehors des salles de cinémas et des articles mielleux de la presse contemporaine.

 

Tout d’abord, les Etats-Unis sont un Etat, et dans ce sens, selon un principe qui est né et qui a fortement persisté en Europe bien avant de toucher le nouveau-monde, « Coca-Cola » et autres « Macdo » ne sont en rien une part de cet Etat : le capitalisme, qui a été inventé dans sa forme en Europe déjà dès le Moyen-âge, garantit aux entreprises d’être pleinement indépendantes des Etats. Donc les petits malins qui attaquent un pays parce qu’ils éprouvent une frustration compréhensible à la vue de logos se trompent de cible, parce que cette cible est totalement impuissante à faire quoi que ce soit.

 

D’autre part, les Etats-Unis sont une fédération, autrement dit, un Etat cosmopolite composé de cinquante Etats indépendants, selon une logique de décentralisation familière aux Suisses ou aux Allemands, mais que les Français se montrent systématiquement incapables de comprendre. Chaque Etat dispose de politiques propres et, parfois, d’un système démocratique propre. La Californie, par exemple, dispose d’une démocratie semi-directe, comme en Suisse, le peuple ayant le droit de créer et de se prononcer sur des lois. D’autre part, il n’existe pas de « système social américain », chaque Etat dispose de son propre système. Donc, quand on critique telle politique « des Etats-Unis » on se trompe en fait pour une grande partie de la population américaine qui n’est pas sous le régime de cette politique… Le système de santé d’Obama vient d’être accepté : cela va peut-être changer.

 

Certes, il reste le problème des guerres et de l’armée. Le gouvernement s’acharne à exploiter depuis longtemps les seuls pouvoirs dont il dispose – celui de faire la guerre et de laver les cerveaux. C’est une chose malheureuse que je pense qu’il faut combattre, mais ce n’est jamais une raison pour critiquer l’ensemble d’un Etat, en incluant ses territoires, ses citoyens, tous ceux qui préfèrent la survie au suicide, sous prétexte que, au même titre que les Français d’ailleurs, ils sont gouvernés par des trous du cul.

 

Que serait le monde sans les USA aujourd’hui ? Meilleur ? Pire ? La question est stupide. Sans les USA le monde serait différent (peut-être même très différent), mais ne nous enfermons pas dans des idéologies stupides : ce ne serait pas pire, et en tout cas pas meilleur.

 

N’oublions pas que la création des Etats-Unis a inspiré la Révolution française. La France serait-elle vraiment une République s’ils n’avaient pas pu inspirer leur Constitution des USA ? La Suisse doit la majeure partie de ses institutions politiques et de ses mythes fondateurs aux USA. Que serait la Suisse aujourd’hui sans cette inspiration ? Trois pays distincts ? D’autres Balkans ? Je pourrais aussi me montrer méchant, et pointer du doigts tous les progrès techniques et scientifiques impossibles sans le soutien des Etats-Unis ; leur production littéraire qui change de l’insupportable glose intellectualiste des francophones ; leur production cinématographique dont même les plus violents des anti-américains ne peuvent se passer ; leur volonté de ne pas imposer une langue nationale par souci d’égalité de traitement entre les citoyens et les étrangers ; le fait que je puisse écrire ces lignes aujourd’hui parce que personne d’autre n’a jamais eu l’idée d’Internet…

 

Bref. Restons chaque jour critique de ce qui se passe autour de nous. Ne laissons pas nos idéologies aveugler notre jugement. Ce n’est pas parce qu’une chose nous déplaît qu’il faut systématiquement balayer 300 millions de personnes de leur statut d’être humain. Même les meilleurs d’entre nous partagent une part égale de la responsabilité de ce qui se passe de mauvais autour de nous, sans la moindre exception. On n’est jamais moins coupable que les autres. Les Européens, les Suisses ou les Israéliens non plus.

Par Rémora - Publié dans : Un oeil glauque sur le monde
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 10:49

Bonjour Monieur F. Vous êtes la deuxième fortune du monde et c’est le premier interview que vous donnez à la presse – j’en suis très heureuse – et j’espère révéler à nos lecteurs un peu du mystère qui entoure votre personne.

 

Bonjour Mademoiselle. J’espère pouvoir être aussi précis que possible.

 

Monsieur F, vous avez souvent souligné que vous aviez commencé à zéro et que, d’étudiant pauvre, vous êtes devenus le possesseur d’une des plus grandes fortunes du monde. Comment cela s’est-il passé ?

 

Et bien voyez-vous, mademoiselle, cela a commencé tout à fait par hasard, pourrais-je dire. J’avais entrepris des études peu intéressantes et je dois avouer que j’étais plutôt mauvais élève. Je n’avais pas beaucoup de perspectives d’avenir quand, pas un incroyable coup du destin, elles se sont présentées à moi sous la forme de trois truands qui m’ont laissé pour mort sur le bas-côté de la route après m’avoir battu et dépouillé.

Heureusement, il a fallu peu de temps à la police pour les retrouver et le procès qui s’en est suivi leur a apporté des années de prisons – et m’a rapporté des dizaines de milliers. C’était seulement le début de ma fortune : j’ai tout de suite arrêté mes études et j’ai commencé à vivre sur mes dommages et intérêts.

 

Et pas la suite, vous n’avez jamais travaillé, même pour faire fructifier votre argent ? Vous n’avez été engagé par une entreprise ou alors créé la vôtre ?

 

Jamais. Je peux me vanter d’avoir réussi ce dont tous rêvent mais ne parviennent pas à faire : je n’ai jamais travaillé une seule seconde de toute ma vie, si on fait exception de la rédaction de mes mémoires.

 

Mais on peut supposer que l’argent que vous avez réuni à cette époque n’a pas suffi à vous acheter les magnifiques manoirs que vous possédez aujourd’hui ; votre histoire ne s’arrête pas là, je suppose.

 

En effet, ma bonne fortune ne faisait que commencer. Tout d’abord, j’ai épousé la fille d’un riche entrepreneur et, quand elle m’a quitté après m’avoir trompé, selon les lois en vigueur dans mon pays, elle a été tenue de me verser une somme mensuelle considérable, ce qui m’a permis d’aller encore plus loin ; j’ai gagné de nombreux procès, comme celui qui m’a opposé à l’industrie du tabac pour n’avoir pas indiqué qu’il ne fallait pas allumer les cigarettes du côté du filtre ; l’industrie des allumettes pour avoir omis de mentionner que le feu pouvait enflammer les matières inflammables, une compagnie de téléphone mobile pour avoir configuré par défaut une langue étrangère, entre autres, ou encore de nombreuses collectivités pour avoir copié illégalement des passages de mes mémoires.

 

Mais, la question que beaucoup se posent c’est « tout ceci n’est-il pas immoral ? »

 

Au contraire, je suis moi-même un humaniste et un démocrate. Je me bats pour le bien individuel et pour le bien commun, pour que chacun soit informé correctement des dangers des objets du quotidien, pour que les différents fabricants de toutes sortes cessent de prendre les gens pour des intellectuels capables de comprendre tous les tenants et les aboutissants des machines qu’ils inventent. Je pourrais dire que je suis un ami des petites gens.

 

Mais vous remportez à chaque fois de larges sommes pour cela, n’est-ce pas quelque peu démesuré ?

 

Bien sûr que non, je suis payé pour mes œuvres – au même titre que vous – je ne trouve pas que cela ait quoi que ce soit de choquant.

 

Je crois que nous avons bien compris votre point de vue, Monsieur F. Je pense que mes lecteurs se posent encore une question que je souhaite vous poser : vous entretenez une amitié de longue date avec l’homme le plus riche de monde, Monsieur H. Quelle est exactement votre relation ?

 

Monsieur H ? C’est mon avocat.

Par Rémora - Publié dans : Short short stories
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 10:42

image.php.jpgJe me suis retrouvé cet après-midi face à une échelle en plein milieu du trottoir. Pour passer sans avoir à affronter les voitures, je devais passer dessous. Cela ne me trouble pas quand l’occasion se présente, mais en passant dessous, je me suis affreusement senti rattrapé par le poids des vieilles superstitions qui semblent avoir la vie dure. J’entendais dans mon oreille des voix surgies de je ne sais où qui me disaient « ne passe pas sous un échelle ! Danger ! Malheur ! Ne fais pas ça ! ».

 

Je me trouve au Japon, où ce genre de superstitions concernant les échelles n’existe pas. Je voyais les gens passer dessous sans le moindre scrupule alors que je me sentais envahi par la nécessité de ne pas le faire et de changer de chemin.

 

Ce qu’il y a de terrible avec les croyances et les superstitions, c’est que les choses les plus rationnelles, les plus sensées et les plus réfléchies nous viennent avec le temps. Pour ma part, je réfléchis depuis longtemps à une vision sans cesse plus rationnelle et plus raisonnée du monde, je m’efforce de voir autant que possible les choses telles qu’elles sont plutôt que telles que je crois qu’elles sont, mais j’ai remarqué cet après-midi une chose qui m’a plongé dans l’embarras : plus une chose est irrationnelle, sans fondement et absolument inutile, plus elle a la vie dure.

 

C’est marrant, comme on peut en arriver à se consacrer à « la raison » pour constater que les superstitions continuent de gouverner l’esprit humain…

 

…Pourtant, je suis quand même passé sous l’échelle et, aussi incroyable que cela paraisse, il ne s’est rien passé. Absolument rien.

Par Rémora - Publié dans : Un oeil glauque sur le monde
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 10:33
DSCN1703.JPG
L’architecture est sans doute un des métiers les plus difficiles au monde, en ce sens qu’il exige de créer avec précision quelque chose d’aussi concret qu’un bâtiment, sans pour autant avoir accès à d’autre chose que des maquettes ou des plans et pourtant, la moindre erreur peut engendrer des catastrophes. Le phénomène des « bibliothèques qui coulent » est bien connu et souvent apparenté à une légende (pourtant, comme de le cas de la Bibliothèque universitaire du Nebraska, aux USA, il a été plusieurs fois avéré), il intervient lorsqu’une bibliothèque s’enfonce de quelques centimètres dans le sol chaque année et finit par devoir être condamnée parce que… les architectes n’avaient pas pris en compte… Le poids des livres que la bibliothèque devait contenir !

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Miami, en Floride, est la ville des Etats-Unis où le taux de personnes ayant l’anglais comme langue maternelle est le plus faible : ils sont moins de… 25%. Plus de deux tiers des gens s’expriment communément en Espagnol. Si vous voulez vous y rendre, bien que la plupart de ces gens soient citoyens américains, il est nécessaire dans certains quartiers de comprendre l’espagnol, puisqu’il est possible que même la police et l’administration ne comprennent pas l’anglais. La liberté d’expression et l’absence de langue nationale permettent aux USA d’être une société multilingue. Et oui… Dire que l’anglais est la langue des Etats-Unis est une légende tenace… Mais une légende quand même.

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Bien que n’ayant une population juive et musulmane très faible, la Corée du Sud dénombre, aujourd’hui, plus de 60% d’hommes circoncis, en particulier chez les jeunes, 90% des lycéens étant aujourd’hui circoncis. Presque complètement inexistante à la fin de la deuxième guerre mondiale, elle s’est très rapidement répandue, propagée par les croyances (fausses) tant du peuple que des médecins que la circoncision faisait partie des choses nécessaires à l’industrialisation et au progrès, les avantages lui étant attribués sortant en général tout droit du XIXème siècle. Et, en 2010, dans ce pays, beaucoup y croient plus que jamais.
Par Rémora - Publié dans : L'Encyclopédie du Savoir Rébarbatif et Irrésolu
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