Si j'étais tyran: les règles syndicales

Publié le par Rémora

Al-Capone.jpgComme vous l'avez récemment suivi avec attention depuis vos lointains pays étrangers, j'ai été confronté à la pression des syndicats à plusieurs reprises dans mon trône d'améthyste et de diamant d'Ourseville. Comme je me suis montré relativement libéral dans mes dernières entreprises, je me suis mis sérieusement à réfléchir à la question des travailleurs dans ma salle de bains en marbre et j'ai pondu de nouvelles directives légales qui ont rapprochés mon pays de l'Utopie que je tente de construire. D'ailleurs, il y a un employement de plus de 100%, depuis que les sept jours de la semaine sont ouvrables. Il y a tellement d'emplois à pourvoir que la main d'oeuvre étrangère est nécessaire, et pourtant la solution du plein-emploi était sous les yeux de tous depuis longtemps... Mais laissez faire la démocratie et  la collégialité et il ne vous restera que vos yeux pour contempler le désastre social.

Bref, voici donc un aperçu de mes nouvelles directives sociales.

(Je rappelle au passage que le salaire universel est déjà en vigueur dans mon pays, donc il ne sera pas question des inégalités salariales, mais seulement d'une nouvelle opportunité de gagner plus d'argent).

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Les Règles syndicales de Sa Sainteté Universelle, Notre Tyran Bien-Aimé

Note: le terme travailleur désigne également les travailleuses.


Aucun travailleur ne peut subir de licenciement sans avoir commis de violation ou de délit en rapport avec son activité professionnelle. La sécurité de l'emploi est garantie à vie. Aucun licenciement ne peut être effectué sans une consultation de validité auprès des autorités judiciaires. Les emplois qui sont perdus par la force des choses seront dédommagés généreusement.

Tout travailleur à droit à trois semaines de vacances, cumulables, chaque année, qu'il peut répartir en fonction des règles en vigueur sur son lieu de travail

Tout travailleur a droit à dix jours feriés chaque année, non cumulables, qu'il peut répartir selon le calendrier de sa religion ou de ses croyances ou alors librement. Un jour ferié ne peut en aucun cas être refusé mais doit être determiné avant le premier jour de l'année où il sera accordé.

Tout travailleur peut refuser, sans conséquences aucune, de travailler plus de 35 heures par semaine. Si un employé ne se présente pas à son travail dans une semaine où il a déjà effectué plus de 35 heures de travail, il est dans son droit. Les horaires incluant par défaut plus de 35 heures par semaine ne sont légaux que si l'employé donne spécifiquement son accord. Aucun emploi ne peut exiger plus de 35 heures de travail par semaine, à moins que l'employé ne le décide.

Aucun travailleur ne peut être obligé à travailler plus de 12 heures d'affilée, pas plus qu'il ne peut être obligé à travailler plus de 6 jours d'affilée. Si un travailleur ne se présente pas aux heures qui excèdent ces limites, il est dans son droit et ne peut pas être tenu pour responsable d'une quelconque déficiance dans la chaîne de production.

Exception à la règle du salaire universel, les heures effectuées entre 22h et 5h sont payées 150%.

Dans la mesure du possible, l'employé n'est pas libre d'établir son propre horaire et doit se conformer à celui qui lui est imposé si celui-ci est conforme à toutes les règles ci-dessus.

Amendement: toutes les personnes qui, pour des raisons volontaires et non-médicales, exercent un emploi moins de 12 heures par semaine ne sont protégées par aucune des lois ci-dessus, à l'exception des augmentations nocturnes de salaire.

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Et oui, l'Utopie, je vous dis. Avec le plein-emploi et une poignée de règle simples, la société devient une parfaite utopie. Bien sûr, les frustrés du communisme et les illuminés du capitalisme ne seront pas d'accord, mais tant pis, ce n'est pas une démocratie, et, comme je le dis souvent, je suis le chef, pas Jojo le Rigolo.
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